Patrimoine
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  Antony 
Arrondissement d'Antony
Canton d'Antony
Superficie : 959 ha
Habitants : Les Antoniens
Routes : A86, RN186, RN20
Origine du nom : Dérivé d'Antoniacum, le domaine possédé par le gallo-romain Antonius au IIIe ou IVe siècle de notre ère.
 
Le Blason
Lys de France, écu et besants pour l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; la tour évoque l'ancienne maison forte surveillant le gué de la Bièvre ; le lion provient des armes de Hugues de Lionne, premier marquis de Berny.
  Historique

Le nom d'Antony apparaît pour la première fois en 829 sous sa forme latine originelle Antoniacum cum ipsa capella dans un diplôme impérial carolingien par lequel Louis Ier le Pieux, fils de Charlemagne, confirme aux religieux de l'abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés le don du domaine d'Antony. Son histoire a été plus mouvementée que les seuls actes du cartulaire de Saint-Germain nous le révèlent. Le village, situé sur le plat pays à mi-chemin entre Paris et la place-forte de Montlhéry, a subi tous les soubresauts de l'histoire de l'Île-de-France. À la fin de la guerre de Cent Ans, la paroisse, ravagée, pillée, ses habitants molestés ou tués, n'avait plus qu'une centaine d'habitants. Au XVIe siècle, François Ier décide de paver la route directe de Paris à Orléans. Des auberges et des relais s'y établissent alors et une autorisation royale de 1549 permet l'ouverture d'un marché. Malgré les misères des guerres de religion, puis au XVIIe siècle de la Fronde, qui ravagent la région, les villageois survivent, grâce à l'élevage sur les prairies communales de la Bièvre, à la culture des céréales et de la vigne sur les « graviers et les grouettes » des coteaux. Au XVIIe siècle vient aussi s'adjoindre l'exploitation des carrières de gypse pour la production du plâtre. Le XVIIIe siècle voit la création de la Manufacture royale de cire qui a le privilège de fournir Versailles et emploie une centaine d'ouvriers. Antony compte alors un millier d'âmes. À la Révolution, les habitants d'Antony ne font qu'échanger le maître lointain de l'abbaye contre les acheteurs de bien nationaux. Leurs conditions de vie ne s'en trouvent guère modifiées, sinon que les disettes de Paris épuisent le plat pays environnant, car, une fois de plus, les récoltes sont réquisitionnées. L'arrivée du chemin de fer en 1854 bouleverse complètement la vie d'Antony, et ce, surtout après la guerre de 1870. Les cultures se spécialisent : primeurs, fruits, fleurs même sont transportés sur le marché parisien par le petit train de l'Arpajonnais, construit en 1884. Mais le bourg rural et ses annexes se voient cernés par la construction hâtive de pavillons. Les Parisiens, à l'étroit dans leurs murs, viennent s'installer le long de la voie ferrée, « en banlieue », sur des terrains moins chers. C'est la grande poussée des lotissements. Cette croissance est une lourde charge pour les municipalités d'alors mais aussi un formidable essor. La multiplication des équipements scolaires, sportifs et culturels, le développement des transports, la création de commerces, l'implantation d'une aire industrielle et d'une zone de haute technologie, l'amélioration de l'urbanisme enfin assurent à Antony une animation autonome et en font une ville à part entière.