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Les terrasses de l'Arche, colonnes vertébrales de l'opération (CP : Epasa/C. Weiner)
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Seine-Arche : la haute couture
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Rencontre avec Philippe Courtois, directeur général de Seine-Arche, qui nous présente sur plan les projets de l’Établissement public d’aménagement et qu’on s’empresse ici de vous livrer en 3D.
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Quand, perché sur le grand plan de Nanterre, Philippe Courtois nous dit qu’il tricote ici et là, qu’on ne s’y trompe pas. L’opération Seine-Arche a tout de la haute couture.
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Positionner sa souris sur la photo pour découvrir la légende
Crédit photos :
> Vues aériennes : Epasa/J-P Salomon
> Vues au sol : Epasa/C. weiner
> Vues de la passerelle Valmy : Epasa/A. Chaix
> Perspectives Cœur de Quartier Université : Epasa/Alterea-Eiffage/Atelier J-P Viguier
> Perspective du futur pôle multimodal Nanterre-Université : Epasa/Arep |
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À peine sommes-nous entrés dans le bureau de Philippe Courtois qu'enthousiaste, il pose sur la table ronde un plan gigantesque de Nanterre. S’y dessinent les courbes de la ville, les courbes d’aujourd’hui et les lignes de demain.
On n’apprendra rien aux Nanterriens : leur ville souffre d’être morcelée, traversée par les grands axes ferroviaires et routiers (au-dessus et dessous terre). L’opération Seine-Arche est donc avant tout une réparation qui vise à réunir les bouts de territoire.
Et Philippe Courtois d’expliquer : "nous faisons de la couture entre les îlots urbains. Ce projet est une recomposition urbaine autour de l’axe historique qui part de la Défense et qui va jusqu’aux bords de la Seine. Mais attention, ce n’est pas une prolongation de La Défense, comme certains ont parfois tendance à le croire".
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Toute la première phase de l’opération, que le directeur appelle Seine-Arche 1, se concentre donc essentiellement sur le prolongement de l’axe historique. Celui-ci débute derrière l’Arche de la Défense.
En suivant le doigt de Philippe Courtois, nous partons des tours du quartier d’affaires, et plus précisément de la Tour Granite. La passerelle qui sort de la tour pour rejoindre la dalle Valmy a été inaugurée le 9 juillet dernier. Avouons également que son dessin aérien, conçu par l’architecte Dietmar Feichtinger, nous fait pousser des ailes.
Laissons dans notre dos la Grande Arche et, sur le belvédère, observons le large panorama s’ouvrant sur les terrasses qui prennent place dans l’axe historique.
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Elles sont 17 au total, trois aujourd’hui sont terminées (face à la gare RER préfecture). Des immeubles pas trop hauts, se détache une touche vert d’eau relevée par un grenat, ensemble harmonieux dans ce quartier qui commence à se tourner vers ces nouveaux points de verdure.
Le rez-de-chaussée des immeubles est (ou sera) réservé aux commerces, aux services ou proposé à des artistes. Même si, pour l’instant, seuls des bureaux ont été construits (le siège social d’AXA y est installé), l’opération Seine-Arche prévoit de mixer logements et bureaux.
"Nous savons pertinemment que si nous ne faisons que de l’activité professionnelle, les lieux ne vivront pas. Cette mixité est essentielle, c’est une erreur que de vouloir séparer lieux de vie et lieux de travail." Parmi les logements, 40 % sont des logements sociaux, le reste étant pour le privé ou en intermédiaire. Quelle population est attendue ? "Tout le monde. La mixité sociale fait aussi partie du projet."
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Continuons notre parcours vers la Seine. Nous croisons, sur le plan, la future place des Croisées, puis nous traversons le Cœur de quartier :
- sur la droite, l’université, la nouvelle gare financée par le département (un chantier pas commode, car le trafic ne doit pas être interrompu) ;
- et, plus loin, la cité Anatole France et le secteur République, avec son tout nouveau collège construit par le conseil général ;
- Sur la gauche, le pôle administratif et, derrière, la Cité Marcellin Berthelot.
Enfin, en nous approchant de l’eau, nous arrivons au parc du Chemin de l’île. Un parc qui rappelle celui d’André Citroën, un parc aussi très écolo : l’eau d’arrosage est puisée dans la Seine par une vis d’Archimède puis épurée dans les jardins filtrants et acheminée par une éolienne.
Écolo également : l’îlot Hoche. Cet éco-quartier est composé de bâtiments basse consommation et compte 600 logements.
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La deuxième phase, encore à l’étude, concerne le quartier des Groues. Aux abords de la circulaire formée par La Défense, encadré et traversé par des chemins de fers, ce quartier appartient en grande partie à la SNCF et au RFF.
Il est aujourd’hui l’objet de toutes les attentions. Pensez : il y vit seulement 300 personnes, une aberration dans une zone si proche de la Défense et dans un contexte de pénurie de logements. "Pour l’instant, nous avons deux objectifs : faire une extension urbaine sur le site de la Folie et privilégier la densité…"
À l’étude donc, avec cependant un souci évident de conserver le charme de ce quartier pourtant hétéroclite, où les maisons de poupée de la rue Jenny côtoient les hangars et les entrepôts.
Philippe Courtois précise son point de vue : "l’idée n’est pas de tout casser, mais au contraire de faire avec l’existant. Nous irons étape par étape, en suivant un plan guide". Il faudra faire avec les normes écologiques, évidemment, mais il faudra surtout inventer. "Actuellement, en France, je trouve que nous avons une conception assez manichéenne de l’urbanisme. Par exemple, nos gratte-ciel se montent uniquement sur des dalles. La Défense est typique et doit être unique au monde : c’est une dalle sur laquelle on a posé des objets. Mais regardez New York : on entre dans une tour comme on entre dans une maison, à même la rue." Un Seine-Arche 2 qui s’annonce passionnant à suivre…
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