Patrimoine Naturel : Espace Vert et Naturel, Parcs, Jardins et Balades dans le 92
Jeudi 08 janvier 2009

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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Parcs et Nature

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PARCS, JARDINS ET PROMENADES

Le parc du Chemin-de-l'Île


Un parc écologique au bord de la Seine, à Nanterre


Le projet a pour vocation de réconcilier ville et nature. La dimension de développement durable y a été intégrée : biodiversité, énergies renouvelables, traitement et gestion rationnelle de l'eau…
Réconcilier ville et nature
L'eau : une présence affirmée
L’épanouissement d’une biodiversité
Une architecture environnementale

Réconcilier ville et nature


"Considérer la nature comme une alliée et non comme une invitée", tel était le parti pris du paysagiste Guillaume Geoffroy-Dechaume, concepteur du parc du Chemin-de-l’Île.
Pour l'atelier Acanthe, ce parc des bords de Seine se devait d’être un lieu de vie, le cœur d'une alliance entre la ville et la nature. Un véritable système biologique et non une verdure récréative.
En prenant la nature pour alliée, l'atelier se saisit de ses éléments : l'eau, l'air, la terre... Le parc s'ouvre sur le fleuve et crée un espace de respiration par la présence d'une vaste plaine.

L'eau : une présence affirmée


Le rapport à l'eau et à la Seine est omniprésent.
Les bassins filtrants constituent l’élément visuel le plus marquant du secteur Sud-Ouest du parc. L’eau de la Seine y est remontée par cinq vis d’Archimède.
Comment ça marche ?
. La première pompe l’eau du fleuve, les autres l’acheminent dans un canal enterré, jusqu’au bassin le plus élevé.
. L’eau descend ensuite de bassin en bassin, permettant son épuration.
. Les trois bassins filtrants les plus élevés sont plantés de végétaux aquatiques qui absorbent les charges polluantes.
. Les quatre bassins suivants permettent de maintenir la qualité de l’eau obtenue.
Chacune des espèces végétales a des qualités qui lui sont propres dans la chaîne d'épuration de l'eau.
Les nénuphars du troisième bassin par exemple permettent d’accroître le taux d’oxygène dissous dans l’eau. Ils servent également de « sentinelles » : ces végétaux ne poussent que dans de l’eau très propre et leur présence indique qu’à ce stade la qualité de l'eau s’est nettement améliorée.
. Une fois atteint le « Jardin de l’eau retrouvée », en fin de cycle, le processus de filtrage est accompli.

Le site prend ensuite des allures de parc paysager. Les formes régulières et minérales des bassins cèdent peu à peu la place aux prairies, fleuries au printemps et en été, aux berges sinueuses du contre-fossé, à des arbres isolés et des haies d’essences variées.

Le parcours du contre-fossé se termine dans l’étang du « Jardin des Touradons »
à l’extrémité nord du parc. L’eau y est remontée par une éolienne et transportée de l’autre côté de l’emprise des Papeteries de la Seine vers les jardins familiaux où elle est utilisée pour l’arrosage.
Ensuite, l’eau épurée et réoxygénée peut retourner à la Seine. Elle contribue ainsi à l’établissement d’habitats naturels propices à la reproduction et à l’alimentation de la faune piscicole.

L’épanouissement d’une biodiversité


La conception de ce parc est fondée sur la préservation durable des ressources et de l’environnement. Il restaure un écosystème dans lequel faune et flore s’enrichissent mutuellement.

Située en face du parc, l’île Fleurie, un site protégé, constitue un refuge pour l’avifaune et de nombreux animaux. Ce réservoir naturel a favorisé le maintien d’une biodiversité sur les rives de Nanterre, où subsistent encore des espèces peu courantes de plantes et d’insectes.

Ce capital est préservé et développé par des aménagements de type « génie écologique » qui restaurent des « mini-écosystèmes » :
- mise en place de frayères et de sols de graviers pour la ponte des poissons,
- création de vasières pour divers insectes et batraciens,
- contre-fossé en mare naturelle pour permettre l’installation d’une végétation aquatique…

Le département a choisi d’entretenir le parc selon les principes de la gestion différenciée en :
- limitant les arrosages et apports de produits chimiques,
- choisissant certaines plantes couvre-sols pour réduire les besoins en désherbage,
- utilisant des plantes indigènes adaptées aux conditions locales,
- utilisant des groupements d’herbacés (graminées, plantains, pissenlits, insectes et oiseaux locaux) destinés autant à l’ornementation des pelouses qu’à l’alimentation des nombreux animaux, insectes et oiseaux qui habitent le parc. 

Une architecture environnementale


Les constructions du parc ont toutes été conçues selon les principes de la « haute qualité environnementale® » (HQE®). 6 cibles sur 14 visaient un niveau de performance accru, à commencer par l’adaptabilité et la durabilité des bâtiments.

Les matériaux de construction naturels ont été privilégiés. Sans effet nuisible pour l’environnement et les usagers, le bois, le zinc ou encore le verre utilisés sont des matériaux durables, recyclables et peu consommateurs d’énergie lors de leur fabrication. Le bois provient de forêts « écocertifiées », où un arbre est planté pour chaque arbre coupé.
Les eaux de pluie sont récupérées par les gouttières et rejoignent la nappe ou le contre-fossé par infiltration.
Le confort visuel constitue également une cible fondamentale de la démarche HQE®. Le point informations bénéficie ainsi d’une double orientation conçue pour obtenir un éclairage optimal qui permet également des économies d’énergie.
La démarche intègre enfin le confort hygrothermique, qui permet d’assurer aux occupants une température et une hygrométrie optimales, ou encore le confort acoustique.
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