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Le Cube d’Issy, temple du numérique
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Créé en 2001 à l’initiative de la ville, Le Cube est un centre de création entièrement dédié au numérique. Il est géré et animé par l’association ART3000.
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Patrick Devedjian a visité Le Cube, un espace de la communauté d’agglomération Arc de Seine, le 10 juillet, à Issy-les-Moulineaux, au côté de Paul Subrini, premier adjoint au maire et vice-président du conseil général, et du président du Cube, Nils Aziosmanoff.
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Comme son nom le sous-entend et comme sa façade le reflète, Le Cube est un lieu aux multiples facettes, un espace interdisciplinaire où se croisent arts visuels, spectacles multimédias, musiques électroniques, web art…. "L’idée est d’utiliser les nouvelles technologies comme vecteur d’expression", explique son président Nils Aziosmanoff.

Le Cube est le premier espace de création entièrement dédié au numérique créé en France. Il a ouvert en 2001. (CP : CG 92/J-L.Dolmaire)
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Véritable vitrine des arts numériques de huit cents mètres carré, Le Cube accueille, chaque année, une vingtaine d’artistes en résidence et leur permet d’avoir accès à un espace de documentation de plus de trois mille références, et surtout, à une technologie très coûteuse.
En ce moment par exemple, l’un d’entre eux travaille sur un projet qui allie jeu vidéo et intelligence artificielle. Le Cube accompagne donc les artistes pendant la création, mais aussi, après, pour la diffusion. Expos, concerts, projections, depuis son ouverture en 2001, Le Cube a organisé plus de quatre cents événements, en France et à l’étranger.

En plus des événements en internet, Le Cube organise, tous les deux ans, un festival dans les rues d'Issy-les-Moulineaux. (CP : CG 92/J-L.Dolmaire)
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Mais le centre n’est pas seulement ouvert aux spécialistes du web 2.0 et autres cracks de l’informatique. "Il y a des gens qui avant d’arriver ici n’avaient jamais touché une souris", raconte Nils Aziosmanoff.
De l’initiation aux outils multimédia aux stages de création, Le Cube dispense chaque année cinq mille heures de formation pour le grand public, les scolaires et les enseignants.

Une salle est réservée aux enfants avec des ordinateurs placés à leur hauteur. (CP : CG92/J-L.Dolmaire)
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Au total, Le Cube compte cinq cents adhérents et une équipe de dix-sept permanents, pour un budget annuel (hors festival) d’un million deux cent mille euros, financé par des partenaires publics et privés.
"Le Cube est à un carrefour où il a besoin d’évoluer, souligne Paul Subrini, premier adjoint au maire d’Issy-les-Moulineaux. Il y a des listes d’attente pour les ateliers, alors que le numérique doit être accessible à tous. Bientôt, on dira de quelqu’un qu’il est cultivé quand il maîtrisera les technologies numériques, comme on le fait aujourd’hui avec l’histoire ou la géographie."

Nils Aziosmanoff, président du Cube, a fait visiter la structure à Patrick Devedjian, en compagnie de Paul Subrini, premier adjoint au maire d'Issy-les-Moulineaux et vice-président du conseil général en charge des nouvelles technologies. (CP : CG 92/J-L. Dolmaire)
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"Une dizaine de lieux comme Le Cube existent dans le monde, en Allemagne, en Corée ou au Japon. Mais leur budget et leur taille sont au moins dix fois supérieurs à ce que l’on a en France", reconnaît Nils Aziosmanoff.
Patrick Devedjian n’est en pas moins admiratif pour "la ville d’Issy qui a su être novatrice. L’existence d’un tel centre est génératrice d’une vraie réflexion et crée de l’innovation dans tous les domaines".
Si l’intérêt du Cube est aujourd’hui reconnu, son ouverture en 2001 après l’explosion de la bulle internet était un pari risqué auquel tout le monde ne croyait pas forcément.
Émilie Vast
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