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NOTRE SÉLECTION DE DÉCOUVERTES
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Le rucher de Malmaison
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Faire son miel en ville.
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À Rueil-Malmaison, Michel Nemeth, l’unique apiculteur récoltant professionnel des Hauts-de-Seine, élève des abeilles pour produire du miel et ses dérivés. Visite.
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Une visite piquante
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Des couleurs et des saveurs
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Une collection pédagogique
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C’est le début de l’hivernage pour les butineuses, mais les beaux jours de ce mois d’octobre 2005 provoquent une activité inhabituelle. Devant la dizaine de visiteurs, Michel Nemeth montre les différentes ruches et leurs cadres de cire mobiles. Les abeilles y construisent les alvéoles où sera stocké le miel.

Michel Nemeth, apiculteur à Rueil (CP : DR)
"C’est de plus en plus dur, explique-t-il. En milieu de culture intensive (maïs, colza, tournesol), nous devons faire face aux problèmes neurotoxiques générés par la 3e génération de pesticides qui tuent les abeilles. En hiver, nous pouvons avoir des problèmes de mortalité de ruches. De plus, la réintroduction de certaines espèces dans les forêts, comme les piverts, principaux prédateurs de l’insecte, provoque énormément de dégâts."
Malgré l’enfumage de la ruche, les abeilles sont promptes à attaquer "l’intrus" qui s’en tire avec quelques piqûres : "Les abeilles sont nerveuses. D’habitude, à cette époque de l’année, elles sont au repos. On n'endort jamais les abeilles, on les éloigne juste avec la fumée."
La sélection des abeilles se fait en fonction de leur douceur et de leur ardeur au travail. On recense trois types d'individus :
- la reine qui est la plus effilée et donc très reconnaissable,
- les mâles ou les faux bourdons,
- les ouvrières.
La reine peut pondre entre 1 500 et 2 000 œufs par jour en période estivale.
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L’apiculteur possède différentes exploitations en France. Sa décision de rester en région parisienne tient en quelques mots : "J’ai choisi de rester en ville pour être près des consommateurs et profiter du microclimat urbain."
Michel Nemeth produit 12 miels différents dont 8 directement et 4 indirectement. Sa production est évaluée entre 3 et 5 tonnes par an. Sur le site de Rueil, c’est entre 800 kilos et 1 tonne qui sortent de ses ruches.
Les miels produits sont de différentes saveurs : d’acacia ou de châtaignier, de colza, de lavande, toutes fleurs, de tournesol, de romarin, de sapin, de tilleul ou de thym. Il peut être aussi du printemps (érables aubépiniers, marronniers d’Inde) ou de forêt (tilleuls argentés, châtaigniers, ronces, bourdaines, miellats de feuillus).
Ils sont aussi de différentes couleurs (translucide, brun clair, foncé ou noir, blanc ivoire, ambré, jaune doré ou pâle) et de diverses consistances, plus ou moins liquides.

Bougies en cire d'abeille (CP : DR)
Les produits dérivés s’étendent du pollen à la gelée royale en passant par les confiseries, le pain d’épices, les biscuits, le vinaigre, l’hydromel, la propolis indiquée dans le cas de certaines pathologies (apithérapie), les cosmétiques et la diététique.
Les bougies en cire d’abeille sont réputées comme excellent antitabac. Plus spécifiquement, la cire est utilisée pour la réparation des instruments de musique.
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Représentant de la 3e génération familiale d’apiculteur, le Rueillois est un ex-maître auxiliaire d’éducation physique et sportive. Actuellement, il partage son temps entre son poste d’administratif à l’Éducation nationale et son activité apicole.

Michel Nemeth à l'âge de 10 ans et sa première ruche (CP : DR)
Il possède en outre toute une collection de ruches anciennes qu’il a eu l’occasion de faire tourner dans le département dans le cadre de la promotion des arts et traditions populaires en apiculture (ATP).
À Rueil, il a eu l’occasion d’exposer au Salon nature et jardin ainsi qu’à la ferme pédagogique sur le Mont-Valérien. Il a également collaboré avec la ferme pédagogique de Gally (Saint-Cyr).
La collection se compose également de panneaux pédagogiques et techniques recensant :
- les outils et matériels : tenue de protection, voilage, enfumoir, lève-cadre, trappe à pollen, etc.,
- les catégories d’abeilles,
- les produits du miel.

Trois ruches anciennes en paille tressée (CP : DR)
L’élevage des abeilles existe depuis l’Antiquité. Le problème a toujours été de concevoir des récipients pour accueillir les colonies domestiques. Simple tronc d’arbre ou panier savamment tressé, les ruches anciennes sont de toutes formes et plus ou moins ingénieuses : avant l’invention du cadre mobile tout l’art était de récolter le miel sans massacrer la colonie.

Ruche en seigle tressé de l'Yonne (CP : DR)
Au début du XXe siècle, les paniers sont en noisetier et bouses de vache mélangées. Selon les régions, les paniers sont plus ou moins gros. En pays de Bresse où l’apiculture est très développée, les paniers étaient en seigle tressé et "comme on faisait ses légumes, on faisait son miel".
Dans l’Hérault, les ruches sont en pin d’Alep creusé.
Dans le Jura, les ruches sont à étage et en paille de seigle. Dans les Cévennes, les ruches sont en tronc de châtaignier simplement creusé. Des croisillons sont disposés à l'intérieur afin de consolider les cires.

Tronc de châtaignier creusé avec chapiteau de lauze (plaque d'ardoise) des Cévennes (CP : DR)
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