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NOTRE SÉLECTION DE DÉCOUVERTES
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Le tagographe à Nanterre (CP : Bertrand Montigny).
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Installation : L'Échafaudage du réel
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Et si le graff’, c’était de l’art rupestre ? Tous les week-ends à Nanterre, des graffeurs convergent vers les murs d’une école brûlée. Découverte à Nanterre de L'Échafaudage du réel.
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Une explosion de couleurs qui fusent au milieu des gravats d’une friche en métamorphose permanente. Un patrimoine populaire échafaudé au jour le jour sous les bombes des graffeurs. Le provisoire, un nouvel art de vivre ? Sans concession.
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Baby doll (CP : B. Montigny) |
Au milieu d’un terrain vague, Dominique Pardoux a installé son univers, assemblage de provisoire, de paillettes et de gravats, de bois et d’acier, de terre et de plâtre. L’art visuel, c’est son champ. Un champ éphémère qui a naturellement éclos sur cette friche. Un terrain terreau où se côtoient déjà la ferme du Bonheur, les arènes de Nanterre et son école de cirque, le tout adossé à l’université Paris X-Nanterre.
Installateur – il se définit comme un couturier du bâtiment –, Dominique Pardoux a fondé son association, L’Échafaudage du réel, à la Miroiterie de Ménilmontant, un collectif d’artistes de l’image. Il s’est installé à Nanterre en 2005. |
Il accueille ici projets, œuvres, débats et shows de passage. L’hiver, s’installent les Algéco des Restos du Cœur. Dominique Pardoux nourrit à sa façon les populations en difficulté qui viennent s’approvisionner ici.
L’Échafaudage du réel revendique 5 objectifs qui font office de statuts :
- exprimer et valoriser une hétérogénéité culturelle,
- favoriser des réflexions sur les moyens d’un mieux vivre ensemble,
- dérouler des architectures éphémères,
- offrir au public une vue aérienne sur son environnement,
- intégrer les acteurs de la vie artistique, sociale, économique, associative, politique du lieu d’implantation.

L'atelier-container (CP : B. Montigny)
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Cabas lumineux
(CP : B. Montigny)
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Au programme : installations, sculptures, tags, bustes urbains, atelier-container, un porte-avion honey – en fait un tronc creux-ruche où atterrit un essaim d’abeilles –, le fantôme du marronnier...
Et un chantier "Rupestre Crew". Un quoi ? "Un enseignement ludique d’un mode à bâtir, allant vers l’emploi de matériaux non polluants : terre à modeler, plâtre à mouler, chanvre, eau, huile, savons noirs, explique D. Pardoux. L’atelier Staff pourra recevoir 5 ados par table de modelage."
Sur le chemin du flambant neuf collège de la République, les élèves le hèlent et le saluent, ravis de ce paysage mouvant.
Pour définir son mystérieux Échafaudage inhérent à tout processus de construction, il cite volontiers le célèbre paysagiste, Gilles Clément : "Tout ce qui, dans un lieu, peut, entre vertige, efforts et légèreté, offrir de la diversité culturelle, ainsi qu'un désir de travailler à mieux vivre ensemble soit conféré aux tiers paysages." |
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