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Les médiateurs : une écoute de confiance
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Racket, santé, orientation, justice... vous pouvez aborder tous les thèmes et leur poser toutes les questions.
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Pousser la porte des médiateurs... un geste simple. Au collège Jean Renoir à Boulogne, Abdel et Karima sont présents en permanence pour dialoguer et vous aider à faire face à vos difficultés.
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Les médiateurs sont des personnels départementaux du conseil général des Hauts-de-Seine mis à disposition des collèges volontaires. Ils agissent sur des missions d'animation, de prévention ou d'éducation à la citoyenneté.
On a célèbré les 10 ans de ce dispositif le 3 mars 2006. Les médiateurs dans les collèges : quelles sont leurs missions et leurs actions ? Lire...
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"Ici, on peut dévoiler des secrets", confie Thomas en 5e au collège Jean Renoir à Boulogne-Billancourt. Ici, c’est-à-dire dans le bureau des médiateurs Abdel et Karima, les jeunes se sentent bien, presque chez eux.
Normal, ce lieu a été créé pour eux, et les médiateurs sont là toute la journée pour eux. Pour les rencontrer, les connaître et dialoguer. « Tout passe par la communication », explique Abdel.
« Et ils savent nous faire parler, confie Cindy, en 3e. Ils sont toujours là quand on a besoin de se confier. Ils sont à notre écoute, et ne répètent pas. Ils nous connaissent. On peut leur faire confiance. Moi j’ai souvent affaire à eux parce que j’ai souvent des soucis. »
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Attila aussi côtoie souvent les médiateurs. « Ils sont le grand frère, la grande sœur que je n’ai pas. Un réconfort. Une oreille à qui tu peux tout dire. Je suis vraiment content qu’ils soient là. »
Même enthousiasme du côté de Thomas, 5e. Lui, il emmenait des hamsters au collège, des souris. « Grâce à eux, j’ai compris que ça ne servait à rien, et que je m’étais fait mener par le bout du nez par une copine. Alors j’ai arrêté. Mon année de cinquième commence à merveille. »
Widade, 3e, explique qu’elle avait des mauvaises fréquentations « qui l’emmenaient sur un chemin différent du sien », et aussi que l’an dernier, elle frappait une fille. « Au début, Karima me disait que c’était une erreur de frapper, mais je n’écoutais pas. Puis elle m’a ouvert les yeux. J’ai compris que ça ne sert à rien la violence et j’ai arrêté certaines fréquentations. Moi, dès que j’ai un problème et que ça déborde, je viens parler aux médiateurs. Ça m’aide beaucoup qu’ils soient là parce qu’on a beaucoup de difficultés quand on est jeune. »
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Pousser la porte du bureau des médiateurs est donc un geste simple, et qui devient vite naturel. Même si au début, certains élèves ont besoin qu’on aille les chercher et qu’on leur demande de passer. Surtout ceux en situation délicate que les professeurs repèrent et signalent aux médiateurs.
Mais il n’y a pas que le bureau pour rencontrer Abdel et Karima. Ils sont partout : dans la cour à la récré, à l’entrée du collège, à la sortie, à la cantine… Toutes les occasions sont bonnes pour amorcer le dialogue, et rire aussi.
D’ailleurs Maëlle, en 5e, et sa camarade Salomé l’affirment : « Abdel est un copain. »
« Ah oui, on rigole, confirme Attila, mais faut pas pousser le bouchon trop loin sinon ils nous recadrent, ils nous remettent dans le droit chemin. »
Racket, santé, orientation, justice : on peut aborder tous les thèmes avec les médiateurs, poser toutes les questions. « Et moi, confie Abdel, quand je les vois arriver énervés, stressés, puis repartir avec le sourire, alors là, je me sens heureux. »
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