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Soutien à la parentalité : un autre regard sur les parents
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Le soutien à la parentalité est un volet majeur de la prévention contre la désocialisation d'enfants ou de jeunes en difficulté.
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Enjeu essentiel, le soutien à la parentalité a inspiré de nombreuses expériences aux acteurs sociaux de terrain. C’est aujourd’hui un savoir-faire, une philosophie qui imprègne l’activité sociale des services départementaux.
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Désorientés, débordés ou démunis face au comportement de leur enfant : nombreux sont les parents qui s’interrogent sur des questions d’ordre éducatif. "Globalement, les parents sont tout à fait compétents pour s’occuper de leur enfant. Mais une difficulté peut surgir et les déconcerter, par exemple un problème d’alimentation, de sommeil…", explique Manuela Magnan, directrice du service PMI-Petite Enfance au conseil général.
Dans une démarche de soutien à la parentalité, l’intervention du professionnel consistera alors à les aider à surmonter eux-mêmes la difficulté, en confortant leur autorité, leurs compétences et leurs potentialités. "En PMI (protection maternelle et infantile), cela commence par l’apprentissage des bons gestes de maternage. Mais l’enjeu se situe bien au-delà : il s’agit d’aider les parents à tisser le lien avec leur tout-petit", précise Manuela Magnan.
Lorsque l’enfant grandit, la démarche conserve tout son intérêt. On devient en effet parent à tout âge de l’enfant. À chaque étape de son développement, de nouveaux problèmes surgissent.
L’exercice de l’autorité parentale, par exemple, se complique singulièrement avec l’adolescence. Il est donc essentiel d’aider les parents à assumer leurs responsabilités et l’éducation de leurs enfants.
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Concept novateur, le soutien à la parentalité est à l’origine d’une profonde évolution des pratiques. Depuis le début des années 1980, les professionnels prennent davantage en considération la place des parents : ils sont non seulement associés à l'aide apportée par les services sociaux, mais ils sont également soutenus.
Auparavant, en effet, la protection de l'enfance consistait à soustraire l'enfant à une influence pernicieuse. Désormais, elle se manifeste par un travail d'accompagnement des parents et elle cherche à susciter la demande des parents.
"En PMI, les professionnels avaient parfois tendance à faire à la place des parents ou à montrer comment faire. Désormais, les parents sont des partenaires, nous faisons avec leurs aptitudes, leurs difficultés, leurs habitudes culturelles…", analyse Manuela Magnan, directrice du service PMI-Petite Enfance du conseil général.
Cette évolution a été la même au sein des équipes de l'Aide sociale à l'enfance : avec la mise en place des chargés de prévention Famille-Enfance-Jeunesse en 1998, le regard des professionnels de l’Aide sociale à l’enfance sur les parents en difficulté éducative a changé. Il ne s’agit plus de se substituer à eux ou de les suppléer.
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Mais quelles sont, précisément, les initiatives mises en œuvre dans le cadre du soutien à la parentalité ?
Il s’agit d’actions très concrètes, reposant sur la dynamique de groupe, l’échange d’expériences et le tissage de lien social. Les accueils jeux mamans-bébés dans les centres de PMI, les groupes de parole de parents en sont l’archétype.
Ils ont parfois inspiré des expériences plus originales et plus ciblées.
>> Découvrez tous les ateliers proposés dans les centres de PMI
La deuxième caractéristique de ces initiatives est de s’inscrire dans une large démarche de partenariat, avec tous les acteurs concernés : circonscriptions de vie sociale (CVS), intersecteurs de pédopsychiatrie, associations de quartier, centres d’action sociale, enseignants…
>> Consultez la carte des associations de soutien à la parentalité du Réaap 92
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