|
LES VIOLENCES ENVERS LES FEMMES
|
|
|
|
|
(CP : Catherine Cabrol)
|
|
|
|
 |
 |
|
« Blessures de femmes » : témoigner en photos
|
Une exposition bouleversante abordant le sujet de la violence faite aux femmes était en tournée dans les Hauts-de-Seine tout au long de l'année 2007. À Colombes, l'expo joue les prolongations.
|
30 portraits de femmes qui, grâce à la photographe Catherine Cabrol, ont accepté de relever la tête devant l’objectif.
Cette exposition a été présentée à l'hôtel du département à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes de 2006.
|
|
|
Pour changer notre regard sur les femmes victimes de violences
|
|
Pour témoigner des maltraitances qu’elles ont subies
|
|
Sereines, douces, déterminées, ou même - pourquoi pas -, un brin espiègles : les femmes qui ont posé pour Catherine Cabrol font voler en éclats l’image d’Épinal de la femme victime, mortifiée et abîmée.
Dans leur simplicité, ces femmes de toutes origines nous touchent parce qu’elles nous ressemblent.
C’est la première révélation de cette exposition parrainée par l’association V-Day France : les violences faites aux femmes ne laissent pas toujours de « marques » visibles.
Les blessures intérieures, elles, ne s’effacent jamais complètement. Ce que confirment les témoignages accompagnant chaque portrait, qui nous invitent à changer notre regard, à relier la brutalité d’une histoire etla beauté pudique d’un sourire.
>> Notre vidéo : L'interview de Catherine Cabrol
Rendez-vous à l'hôpital Louis Mourier à Colombes
> aux urgences adultes
> aux urgences maternité
Jusqu'au 21 mars, 10 portraits sont exposés pour témoigner sur la violence envers les femmes.
Des brochures sur le dispositif Femmes victimes de violences 92 sont disponibles sur les lieux de l'exposition.
Hôpital Louis Mourier
178, rue des Renouillers
92701 Colombes Cedex |
|
|
Viol collectif, inceste, mutilations… : ces femmes nous parlent de drames intimes, d’humiliations, mais aussi de survie, d’espoir retrouvé, et de combats à mener.
« Le mot inceste, on ne l’entend jamais et il n’est pas dans notre Code pénal. Je voudrais qu’il y ait un crime spécifique d’inceste (…), parce qu’on ne peut pas lutter contre un tabou sans commencer par le nommer », écrit ainsi Isabelle.
Œuvre engagée, "Blessures de femmes" a été motivée par la colère de l’artiste : « La violence envers les femmes est un phénomène universel qui ignore les barrières de la richesse, de la culture ou de la race, et parfois même de la raison…
En matière de droits humains, c’est le pire des scandales de notre époque », s’indigne Catherine Cabrol.
« J’ai donc voulu agir, utiliser la photographie pour apporter du soutien et du respect à ces femmes blessées. J’ai voulu leur rendre leur dignité, prouver que la honte et la peur ne les empêchent plus de se montrer… »
|
|