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Handicap : une priorité du département
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Le 22 février, l’assemblée départementale a débattu sur la politique du conseil général en matière de handicap.
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Au cœur des discussions : la maison départementale des personnes handicapées du 92.
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Plus de 35 000 personnes sont considérées comme handicapées dans les Hauts-de-Seine. Ce chiffre n’est qu’une estimation. Le Département s’est associé à l’Insee pour réaliser une grande enquête, dont les premiers résultats seront connus à l’automne.
Mais ce qui est certain, c’est que les besoins vont augmenter. « Nous pouvons nous attendre à une augmentation considérable des dépenses à la charge de notre collectivité » a prévenu le vice-président chargé de la cohésion sociale, Philippe Juvin. Entre 2006 et 2008 déjà, elles sont passées de 104 à près de 120 millions d’euros. Et d’ici 2015, elles pourraient atteindre 192 millions.

(CP : CG 92)
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Ces dépenses servent à assurer les missions du conseil général, l’hébergement et le maintien à domicile des personnes handicapées d’une part, et la co-gestion de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) d’autre part. « Réduire le débat sur le handicap à la MDPH serait une grossière erreur. Elle est un élément fondamental de la politique départementale, mais pas le seul », a précisé Philippe Juvin. En effet, aujourd’hui, 94 % des dépenses sont liées à l’hébergement et au maintien à domicile.
Au total, près de 6500 Alto-Séquanais sont pris en charge par une structure spécialisée. En ce qui concerne l’hébergement uniquement, le département dispose actuellement de 1423 places installées. Objectif : augmenter la capacité d’accueil de plus de 40 % d’ici 2011.
Pour Philippe Juvin, « la question du travail des personnes handicapées est aussi une des priorités à venir. Elle a souvent été le parent pauvre des politiques publiques ».
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Car 2008 sera une année importante pour la MDPH. En mars, 134 personnes seront regroupées rue Rigault. Un outil informatique commun et une mission d’appui organisationnelle seront mis en place pour faire face au nombre de demandes qui ne cesse d’augmenter et réduire les délais de traitement.
Entre 2006 et 2007, le nombre de demandes en attente a fortement baissé. « On voit qu’on est sur la bonne pente», a conclu Philippe Juvin.
Émilie Vast
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Marie-Claude Garel (Groupe communiste) : « Je suis assez satisfaite de voir l’évolution des chiffres, notamment en matière de structures d’accueil et de places d’hébergement. Néanmoins, il reste 56 % des Altoséquanais qui sont hébergés en dehors du département. Les efforts doivent donc être maintenus.
Pour répondre aux besoins, nous proposons de travailler sur le foncier, sur l’attractivité des emplois du social et d’aider les associations dans le montage de leurs projets. Par ailleurs, la situation de la maison du handicap est catastrophique pour les usagers et le personnel. Il est donc indispensable d’étoffer les équipes.»
Philippe Sarre (Groupe socialiste et Verts) : « Force est de constater que les services de la MDPH fonctionnent mal. Les difficultés perdurent et la liste est longue. Les retards de traitements des dossiers s’accumulent. L’accueil des usagers se fait dans de mauvaises conditions, alors que cela devrait être une priorité. Ce sont les usagers mais également les personnels qui pâtissent quotidiennement de cette situation.
La mise en place prochaine d’un système d’information commun et la réorganisation ne seront pas suffisants. Il faut des équipes pluridisciplinaires stables et formées. »
Paul Subrini (Majorité départementale) : « L’engagement du département dans le champ du handicap est ancien. Avec l’Insee, il avait participé à la première enquête nationale. Aujourd’hui, les Hauts-de-Seine sont le seul département francilien à s’engager pour une connaissance fine des personnes handicapées.
Le département a un excellent taux de couverture des besoins. Il est indéniable qu’il fait beaucoup pour ses habitants handicapés. La Maison départementale en est la preuve. C’est un dossier sur lequel il devrait y avoir consensus. »
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