• Une démarche de réflexion a été menée conjointement par le service de la direction générale des Services - Vie sociale et les associations loi 1901 chargées d’animer la mission de prévention spécialisée pour :
- clarifier sa place dans l’action sociale du département des Hauts-de-Seine,
- mieux articuler ses interventions dans les politiques transversales,
- promouvoir dans un cadre partenarial stable son action sur le territoire départemental.
• La charte de la prévention spécialisée du département des Hauts-de-Seine est le résultat de ce travail commun.
• C’est d’ailleurs dans la même perspective de rendre plus lisible la politique de l’action sociale départementale pour l’inscrire plus fortement dans une dynamique locale, que le projet d’évolution de l’organisation de la direction générale adjointe Vie sociale a été mené en 1997.
La prévention spécialisée : une compétence départementale
La prévention spécialisée relève de la compétence départementale depuis la loi du 6 janvier 1986 dont les dispositions font obligation aux départements, dans le cadre des missions de l’aide sociale à l’enfance, d’organiser dans les lieux où se manifestent des phénomènes d’inadaptation sociale des actions collectives visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l’insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles (cf. en annexe textes de référence).
À ce titre, les crédits relatifs à la prévention spécialisée sont inscrits au budget départemental.
La prévention spécialisée : essai de définition
• La prévention spécialisée s’adresse à des jeunes en souffrance, marginalisés, pris dans des processus de ruptures multiples.
• La prévention spécialisée a vocation à aller au-devant de ces jeunes, à établir des relations de confiance, à recueillir progressivement leur adhésion à une intervention éducative.
• La prévention spécialisée, dont l’action est inscrite sur un territoire délimité, contribue également à favoriser l’émergence de réseaux de solidarité locale à partir des potentialités du milieu.
L’intervention associative pour animer la prévention spécialisée
Le département des Hauts-de-Seine a choisi de confier la mission de prévention spécialisée à des associations.
∙ Les interventions dans ce domaine nécessitent souplesse et proximité, adaptabilité et pragmatisme créatif. Le mode d’action associatif semble le plus apte à répondre à ces exigences.
∙ Les adultes bénévoles et professionnels qui animent ces associations, sensibilisés à la détresse d’une partie de la jeunesse, assurent une forme de médiation sociale et participent à la mobilisation des ressources et potentialités des milieux d’intervention.
∙ Plus généralement, les associations contribuent à approfondir la compréhension des dysfonctionnements sociaux qui induisent les jeunes à développer des comportements à risque, pour eux-mêmes et pour autrui et à faire en sorte que s’adaptent les réponses à leur égard.
La charte de la prévention spécialisée : ses objectifs
• Constituer un cadre de référence
La charte est un cadre de référence pour l’ensemble des acteurs (élus, institutionnels, associatifs) intervenant dans le domaine de l’action sociale et de la protection de l’enfance :
∙ prenant en compte les priorités de la politique départementale de la prévention spécialisée,
∙ prenant en compte les principes, les modalités d’intervention et le public visé par la prévention spécialisée.
Elle constitue les fondements du dispositif contractuel à établir avec les associations habilitées.
• Instituer un dispositif départemental et local de concertation et de régulation.
La présente charte institue un dispositif de concertation et de régulation. Il s’exerce :
∙ au niveau communal et intercommunal, dans le cadre d’échanges réguliers et partenariaux,
∙ au niveau départemental, dans le cadre de l’Observatoire de la prévention spécialisée.
Un rapport départemental, élaboré conjointement par la direction générale des Services - Vie sociale et les associations de prévention spécialisée, est présenté annuellement à l’Observatoire.
Ces dispositifs permettent à la prévention spécialisée de situer ses champs et ses modes d’intervention spécifiques parmi ceux des partenaires de l’action sociale.
Ils permettent également de partager et de forger une méthode d’évaluation des besoins et des réponses apportées.