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Interview : "Nos actions répondent aux besoins de chaque territoire"
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Deux chargés de prévention nous parlent de leur métier : Florence Tharrault, qui travaille pour Châtenay-Malabry et le Plessis-Robinson, et Michèle Gillet, qui elle, s’occupe de Malakoff et de Clamart.
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Consolider la fonction parentale, soutenir l’identité personnelle, sociale et professionnelle des jeunes, prévenir la maltraitance des mineurs, telles sont les missions des chargés de prévention de l’ASE, l'Aide sociale à l'enfance.
Gros plan sur les réalités d’un métier exigeant.
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- Hauts-de-Seine.net : Comment vos missions sont-elles définies ?
Florence Tharrault : D’abord par la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance qui affirme la nécessité de travailler en amont auprès des familles et des jeunes. Et par les orientations du schéma départemental qui reprennent les axes de travail énoncés par la loi.
Ces axes sont le soutien à la parentalité, l’insertion des jeunes et la prévention des mauvais traitements sur mineurs.
- Hauts-de-Seine.net : Pourquoi les parents ont-ils autant besoin de soutien ?
Michèle Gillet : Parce que certains doutent de leurs compétences. Les équipes de terrain, les professionnels avec qui nous travaillons en réseau comme les directeurs d’établissements scolaires, de crèches, de centre de loisirs, etc, constatent que les parents sont parfois démunis et qu’il y a un problème d’autorité.
Notre but est de conforter les parents dans leur rôle en développant au maximum les actions de soutien à la parentalité. Ces actions sont souvent collectives.
- Hauts-de-Seine.net : Vous avez des exemples ?
Florence Tharrault : Suite à la demande d’un directeur d’école maternelle et après concertation avec la PMI, l’association AD2P, les médecins scolaires et les enseignants, nous avons organisé un petit-déjeuner dans l’école autour de l’exposition de l’AD2P "Être parents aujourd’hui". C’était un samedi matin. Les parents étaient nombreux à se déplacer. Et à partir d’un questionnaire qu’on leur a distribué, des thèmes de réflexion sont ressortis, comme l’autorité et le rythme de vie de l’enfant.
- Hauts-de-Seine.net : Les retombées sont-elles positives ?
Florence Tharrault : Oui, très. Après l’exposition, on a proposé aux parents de revenir discuter sur les thèmes qu’ils avaient choisis. Ça a très bien marché, 30 à 40 parents sont venus à chaque réunion. C’était à la fois convivial et très utile.
Une mère a pu dire à cette occasion : "la voisine a le même problème que moi avec ses enfants !". Cette action a réussi à rompre l’isolement des familles, un autre de nos axes de travail.
- Hauts-de-Seine.net : Concernant la population jeune, sur quoi portent vos actions ?
Michèle Gillet : Nos actions de prévention pour les jeunes sont orientées en grande partie vers l’insertion. Car ces jeunes sont des adultes en devenir. Pour mener nos actions, nous travaillons avec les partenaires locaux : Missions locales, CVS, CIO, CAF, FJT et le service de prévention spécialisée.
Nos actions portent aussi sur la prévention des conduites addictives, souvent à la demande des établissements. On intervient notamment avec l’exposition "Demain, tu seras adulte*" qui est un outil du conseil général.
Enfin, avec l’équipe de réussite éducative, nous nous attelons au problème du décrochage scolaire en réfléchissant sur plusieurs questions : comment les repérer, comment sensibiliser les profs à les repérer, et comment offrir aux jeunes un moment où ils puissent parler de leurs difficultés ?
- Hauts-de-Seine.net : Vos actions sont-elles les mêmes pour toutes les communes ?
Florence Tharrault : Pas nécessairement. Notre travail peut varier d’une commune à l’autre. Les actions répondent aux besoins de chaque territoire et dépendent des liens partenariaux que nous arrivons à tisser.
Par exemple, suite à la demande d’une école maternelle, nous avons comme projet de monter, en partenariat avec l’atelier santé-ville, une action autour des problèmes de surcharge pondérale.
Cette action a pour but d’informer les enfants, les parents, mais aussi le personnel de cantine, pour qu’ils agissent tous dans la même direction. Cet atelier, qui va être mené en partenariat avec la mairie, la CAF, la PMI, la CPAM et les enseignants, est l’exemple même d’une action très locale et très ciblée.
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